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Fetison Andrianirina a-t-il bien compris Jean Marc Châtaigner ?

(17-07-2009)
Fetison Andrianirina, le chef de la délégation de la mouvance Ravalomanana s’est montré satisfait de l’éclaircissement de la, position de la France par rapport à la crise politique malgache. L’ambassadeur Châtaigner a rappelé que Paris est solidaire avec la communauté internationale représentée par le Groupe international de contact.

Fetison Andrianirina, chef de la délégation de la mouvance Ravalomanana
 Fetison Andrianirina, chef de la délégation de la mouvance Ravalomanana
 © mada24
Dans son discours du 14 juillet, Jean Marc Châtaigner, nouvel ambassadeur de France à Madagascar a réitéré l’appui de son pays à « une solution politique malgache inclusive pour gérer la transition vers le rétablissement d’un nouvel ordre constitutionnel ». Il y a effectivement un petit paradoxe entre le « rétablissement » que l’on peut interpréter comme la remise en place de ce qui a existé et le mot « nouvel » qui suppose une table rase du passé.

L’ambassadeur français semblait irrité justement par les interprétations qu’il estime malveillantes. « On me demande ainsi souvent si la France reconnaît le gouvernement de la Haute autorité de transition. Ma réponse est simple: la France ne reconnaît pas les gouvernements, elle ne reconnaît donc pas plus celui-ci que le précédent ou le prochain; la France reconnaît les Etats, donc elle reconnaît Madagascar ». Faut-il en conclure qu’il y a la « reconnaissance ».

« La France est totalement solidaire de la communauté internationale pour dire à la HAT et aux mouvances politiques malgaches qu’une sortie de crise entièrement unilatérale créerait plus de problèmes qu’elle n’en résoudrait ». C’est cette prise de position qui a été appréciée par la mouvance Ravalomanana. Fetison Andrianirina de rappeler que son camp est toujours ouvert au dialogue et espère une issue rapide à la crise.

Jean-Marc Châtaigner prévient les responsables politiques malgaches sur le dialogue inclusif. « Ceux qui, ici ou là-bas, refuseraient la négociation politique s’en excluraient. Ceux qui, ici ou là-bas, continueraient à poser des préalables à la reprise de la négociation s’en excluraient. Ceux qui, ici ou là-bas, envisageraient un recours à la force ou à toute forme de violence pour reprendre le pouvoir s’en excluraient ».

« La Communauté internationale est prête à accepter tout plan de construction recueillant l’assentiment des principales mouvances politiques malgaches, sous la forme d’un accord politique « inclusif », c’est – à - dire d’un accord dans lequel l’immense majorité des Malgaches puisse se reconnaître.

Selon Jean Marc Châtaigner, un moyen simple d’assurer un meilleur équilibre des pouvoirs pourrait être de rétablir pendant la période de transition un Congrès, exerçant la fonction législative et réunissant députés, sénateurs élus et membres désignés par la HAT et les mouvances politiques. Il s’agit de se mettre d’accord sur la tenue du referendum réformant la constitution, sur un calendrier d’élections et les conditions d’organisation de celles – ci.

Jean-Marc Châtaigner rappelle avec la plus grande solennité: « la France ne peut être indifférente à ce qui se passe à Madagascar, mais elle s’interdit bien évidemment toute forme d’ingérence dans les affaires d’un Etat partenaire et souverain ». Il faut le croire.

La France a fait le choix national de poursuivre ses programmes de coopération, en accentuant leur dimension sociale et humanitaire, conformément aux recommandations du communiqué d’Addis-Abeba du 30 avril 2009. L’ambassadeur affirme que la population malgache ne doit pas être la première à souffrir de la suspension des aides. Il juge difficile moralement et éthiquement de lier l’humanitaire au sort des négociations politiques.

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