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Economie
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Monja Roindefo sollicite la Banque centrale pour faire remonter l’ariary
(12-05-2009) En délicatesse avec la Banque centrale de Madagascar, Monja Roindefo fait un appel du pied pour encourager l’institution monétaire du pays à intervenir sur le marché de devises. La chute vertigineuse de l’ariary rend en effet son gouvernement un peu plus impopulaire.
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| La monnaie nationale dégringole s’ajustant à la difficulté économique et la baisse de la production de richesse dans le pays. Un euro frôle désormais les 3000 ariary sans que la Banque centrale n’intervienne jusqu’ici. Comme cette institution financière était en conflit direct avec le gouvernement de transition, réclamant son indépendance et demandant d’arrêter les pressions, Monja Roindefo prend des gants.
Le premier ministre de l’autorité de Andry Rajoelina ne doit pas se faire désavouer par la Banque centrale et fait profil bas, bien loin du ton qu’il a utilisé dans le même discours pour remettre à sa place l’ambassadeur des Etats-Unis. Il estime qu’avec 1,5 milliard de dollars de réserve de devise, la Banque centrale peut intervenir. « On peut donner une recommandation quand c’est nécessaire même si nous ne pratiquons pas l’économie dirigée », dit-il.
Monja Roindefo assure que « l’on peut vendre des devises pour faire baisser le taux de change ». Il préconise un taux de change fixe mais ajustable. Si ce n’est pas revenir dans l’économie dirigée… Il faut chercher dans ce discours sur l’économie un enjeu politique. Les partisans du retour au taux de change fixe avec la suppression du marché interbancaire de devise veulent en effet que le gouvernement maîtrise le secteur financier.
Puisqu’une forte baisse de la monnaie nationale peut rendre un gouvernement très impopulaire, on ne souhaiterait pas que les acteurs du marché de devises, les banques primaires détenues par des intérêts étrangers et la Banque centrale, puissent influencer comme ils veulent la tendance. Taxer ces institutions d’avoir une motivation politique est sûrement un excès de zèle qui peut s’avérer antiéconomique.
En tout cas, Monja Roindefo souhaite que la Banque centrale intervienne et vende une partie de sa réserve de devise pour faire remonter l’ariary. Celle-ci pourrait en effet adopter une politique de prudence avant que la normalité constitutionnelle ne soit rétablie dans le pays. La HAT va-t-elle prendre le risque de nommer un nouveau gouverneur de la Banque centrale après avoir frappé l’actuel d’une controversée mesure d’interdiction de sortie du territoire.
Les militaires du CAPSAT, aujourd’hui au CNME, peuvent toujours intervenir pour mater les employés de cette institution qui sont des légalistes convaincus. Quant au FMI, il n’y aurait pas d’inquiétude. Les partisans de la suppression du marché de devise estiment que l’on peut prendre toutes les mesures qu’on veut puisque les bailleurs de fonds traditionnels ont suspendu leurs aides.
RT
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